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L’Îlot Palmiers en mode COVID-19

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Actualité – Économie en Guadeloupe 22/04/2020 14:3

 

L’Îlot Palmiers en mode Covid : « Il va falloir réinventer le tourisme »

 

Dans les hauts de Pointe-Noire, Martine et Alex réfléchissent à « des actions de promotion originales » pour séduire les clients.

 

Dans les hauts de Pointe-Noire, Martine et Alex Durand veillent sur un gîte vide de tout client.

Comme tous les hébergeurs, ils attendent des jours meilleurs, en gérant au mieux les annulations qui se succèdent.

Il y a encore quelques semaines, tout allait pour le mieux pour l’Îlot Palmiers, le gîte de charme que gèrent Martine et Alex Durand, chemin de Varin, à Pointe-Noire. Encore auréolé tant de la Palme verte du tourisme qui venait de lui être octroyée que du label Esprit Parc national qu’il avait décroché, l’Îlot Palmiers affichait un carnet de réservations bien rempli. Et Martine et Alex préparaient leur participation au salon Destination Nature où le Comité de tourisme (CTIG) devait les accueillir sur son stand. Mais l’épidémie est passée par là, le salon — prévu à la mi-mars, porte de Versailles — a été annulé et le gîte, confinement oblige, s’est brutalement vidé.

« Nous n’avons encore reçu aucune aide. Mais nous avons fait une demande au titre du fonds de solidarité. » En attendant des jours meilleurs, le couple entretient le site, Alex au jardinage, Martine au décapage, peinture et autre bricolage. Avec cinq bungalows et des centaines de m2 d’espaces verts à entretenir, ils ont de quoi s’occuper. Il faut aussi répondre au téléphone : « Nous avons beaucoup de demandes d’annulation de séjours. Nous argumentons pour que les clients reportent leur voyage sur les 18 mois à venir au lieu de l’annuler. Et beaucoup nous entendent. » Le gîte dispose d’un capital sympathie de clients fidèles qui reviennent régulièrement. Mais le Covid ne va-t-il pas bouleverser la donne ?

Des rapports bouleversés

En attendant que le gouvernement dévoile son plan de soutien pour le tourisme, Martine et Alex se sont déjà projetés dans l’après confinement, même si la date de reprise des activités touristiques — mi-juillet ? — n’est pas encore confirmée, même si le doute sur le retour rapide des liaisons aériennes n’est pas encore levé. « De toute façon, l’épidémie va bouleverser durablement les pratiques et les rapports sociaux. Les visiteurs vont revoir leur façon de fonctionner. Il va falloir réinventer le tourisme et l’accueil. »

 

Dans ce contexte post-épidémique, l’Îlot Palmiers aura quelques atouts à faire valoir.

« Nos bungalows sont bien isolés les uns des autres. C’est un avantage dans une période où les gens, pendant quelques mois au moins, hésiteront encore à se croiser et à se côtoyer. Par ailleurs, les touristes auront un grand besoin de détente et les massages que nous proposons devraient les attirer. » Il faudra peut-être édicter des règles de fréquentation de la piscine, mais entre gens de bonne volonté, tout peut s’imaginer.

Martine et Alex ont encore quelques semaines pour tout mettre au point. Pour eux, comme pour les autres, les premiers mois d’après confinement « seront déterminants ». Après, le traumatisme devrait s’atténuer. Et puis il y aura le salon Destination Nature 2021. « Le Comité de tourisme nous l’a confirmé. Comme nous n’avons pas pu participer au salon cette année, nous sommes reconduits pour l’édition suivante».

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